CR du CPM n°2 – du 26/10/2025 par Flavien

Ce dimanche, il fait beau temps, mais un peu frisquet. Et il n’y a pas que nos mimines qui ont froid, les pneus de nos bécanes aussi. Pour les réchauffer sur la piste de la Casim, nous réalisons plusieurs cycles « départ arrêté, accélération franche, freinage musclé ». Plus précisément, la consigne est : « vous passez la première, vous accélérez, vous passez la seconde et vous ouvrez les gaz à fond ». Ce qui peut surprendre au premier abord de la part de la Casim, notamment sur une piste encore humide, mais les motos tiennent parfaitement la route grâce au contrôle de traction. Rebelote, cette fois en mettant la main gauche sur le casque lors du départ arrêté, ce qui oblige à rapidement débrayer / passer la première / embrayer (comme pour un départ précipité en circulation), avec les risques de caler que cela comporte (on y reviendra par la suite). 

Une fois les pneus chauds, nous enchainons sur des exercices de maniabilité à vitesse normale, en longeant les contours intérieurs d’un grand rectangle. Nous poursuivons avec du slalom entre des cônes alignés (l’exercice semble simple, jusqu’à ce que certain[e]s casimirs expérimenté[e]s le réalisent à une main ; en ce qui me concerne, ce sera pour une prochaine fois). Puis du slalom entre des portes décalées à gauche et à droite (l’objectif étant de faire pivoter la moto principalement avec les genoux et les pieds, plus qu’avec les bras). Les casimirs débriefent avec les moniteurs, qui donnent des conseils et adaptent les objectifs à chacun pour le passage suivant.

Nous combinons ensuite les deux types de slalom, en ajoutant un huit au milieu pour pimenter l’expérience. La piste est encore un peu humide, j’arrive un peu vite sur le huit, freine assez fort de l’arrière pour déclencher l’ABS et faire drifter la roue arrière… ce qui n’échappe pas à Sylvain, qui me suit de près en moto et me taquine gentiment à la fin : « alors, on s’est fait une petite frayeur ? ». C’est possible 😅

La matinée se termine, nous avons bien mérité notre pause déjeuner, sur la piste pour certains, dans une ambiance détendue au resto gastronomique américain pour les autres.

L’après-midi, nous filons par la voie rapide (au regret de ceux qui n’ont pas de bulle sur leur moto, et qui profitent pleinement des turbulences) pour rejoindre un spot propice à la pratique des trajectoires de sécurité (nom de code : EDSR). J’ai personnellement hâte d’aborder ce sujet avant le prochain REG, afin de ne plus empiéter occasionnellement sur la demi voie d’autres casimirs (hello Marc 🙈). Le briefing se déroule sur un petit parking en terre légèrement en dessous du niveau de la route (on y reviendra plus tard), ce qui intrigue quelques automobilistes qui passent dans le coin. Une fois le briefing terminé, nous nous élançons par petits groupes pour appliquer l’EDSR : notre moniteur nous montre d’abord ce qu’il faut faire ; puis chaque casimir prend la tête du groupe, à tour de rôle, sous le regard attentif de notre moniteur ; nous débriefons après chaque passage.

L’après-midi file vite, il est déjà l’heure de rentrer au bercail. Nous repartons du petit parking en terre, avec un démarrage légèrement en côte et de biais. L’ouvreur s’élance, je me précipite à sa suite, lâche un peu vite l’embrayage, ma moto cale (roue avant braquée à gauche) et se couche sur le flanc, en travers de la chaussée. Il ne faut pas trainer, c’est le moment de mettre en pratique les techniques de la Casim pour relever une moto, avant de se mettre en sécurité sur le bas côté. La moto se fait tirer l’oreille pour redémarrer, je dois couper le contact plusieurs secondes avant de réussir à la rallumer. Une fois cet incident passé, le retour se fait paisiblement. Il est temps d’inspecter la moto pour vérifier s’il y a des dégâts. Bilan : elle n’a pas une rayure, la crash bar a joué son rôle à merveille. Il y a cependant une victime collatérale dans l’histoire : sur la crash bar, il y a une sacoche, qui contient une gourde métallique… qui a fait de son mieux pour amortir la chute de 240 kg de moto 💪 Autant dire qu’elle a désormais un design unique, et fera un souvenir original de cette journée bien remplie.

Merci à la Casim et à ses bénévoles pour le temps qu’ils et elles nous ont offert, et les connaissances qu’ils et elles nous ont transmises avec patience, bienveillance et bonne humeur 🙏

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