CR du CPM n°4 – du 14/12/2025 par Corinne

Tout d’abord bienvenue à notre nouveau Casimir, j’ai nommé…. MANUEL ! Tadaaahh

Plus précisément y s’appelle Manuel Technique, c’est même un noble à particule : Manuel Technique De La Moto Du Constructeur.

Alors Manuel, y sait tout.

Mais n’allons pas trop vite (surtout dans les virages).

Ce CPM en salle est le premier de l’hiver (si on ne compte pas mes CPM en salle à manger devant mon poêle à pellets) et le dernier de l’année (déjà ! 🥺), et c’est cool de voir autant de participants. La salle est chouette, les croissants sont bons, et l’équipement fonctionne au poil, merci aux encadrants pour cette efficacité et l’accueil.

Sur l’écran s’affiche : « CPM mécanique ». Je me dis « Bof, on va parler vidange, moi de toute façon je ne touche pas à ça, beurk ».

Bah erreur grave, Mme Harley. En réalité nous avons eu un cours magistral par notre motoriste en chef, Sylvain-les-bons-tuyaux, ou plutôt les bonnes durites avia.

Bref, moi qui ai visionné des tas de vidéos pour comprendre le fonctionnement des bielles, pistons, soupapes (Sylvain a dit ce n’est pas en dessous un pape, mais il n’était pas en forme), j’ai réussi à comprendre grosso modo le fonctionnement grâce à un exposé détaillé très bien fait, très bien expliqué.
Les 4 temps n’ont plus de secret pour moi, et je ne parle pas ici des Quatre Temps de la Défense (pour connaisseurs en Shopping).

Ce serait trop long de refaire tout le cours car j’ai pris beaucoup de notes, mais ce que j’ai retenu de la matinée méca :

  • Le régime crétois n’est pas adapté pour la moto –> non on ne mettra pas de l’huile d’olive dans le moteur !
  • L’huile ne sert pas qu’à lubrifier, elle sert avant tout à refroidir !!! Si comme moi vous avez déjà fait des stages incendie et visionné des feux de friteuses, vous imaginez bien la révolution que c’est. Je ne parle même pas du radiateur qui n’est pas là pour réchauffer. Rassurez-moi : mon lit, il sert bien à dormir?
  • Le circuit de refroidissement est un roman à lui tout seul, j’ai vraiment trouvé cela très intéressant.

Du coup quelle huile y fô mettre? Bah y a qu’à demander à Manuel, y sait tout.

Revenons à Sylvain : un peu de mécanique des fluides par-ci, un peu de chimie par-là, le tout assaisonné de physique, c’est un super formateur qui fut l’étincelle qui nous a mis les neurones en combustion, mais avec patience, en répondant à toutes nos questions. Merci à toi, Ô grand Régulateur de nos connaissances.

Si vous me lisez encore, j’ai pitié de vous, alors j’abrège et je passe au freinage, mais avant cela ce fut un petit co-voiturage (bah si) vers le buffet chinois du coin, et là j’ai apprécié la mécanique des fluides de la Chantilly (à la machine à Chantilly et non à la bombe, si !!!) Alors j’ai trouvé ma cantine pour les CPM. Mais je m’égare.

Après-midi, grand sujet : le freinage. Oui, le freinage, vous savez bien, c’est là qu’on révise ses tables de multiplications… 😈, en passant par Leibniz (théorie de la force vive) et l’équation Ec=1/2 mv2 mais nan,lecteur, je t’eksplik pas, t’avais qu’à prendre des notes.

Donc on a (re)vu (pour ceux dont le permis n’est pas si loin) les différents temps théoriques du freinage, distance d’arrêt = réaction+freinage, tout cela dépendant de nombreux facteurs, mais au final et surtout : du pilote ! Allez ptit kado: quelle est la:

  • distance parcourue en 1s (distance de réaction), hummmm? Si on roule à 50 kmH –> 5×3 = 15 m, à 80km/h –> 3×8=24m etc.
  • distance d’arrêt : multiplie la dizaine de la vitesse par elle-même 50Km/h –> 5×5 = 25m
  • distance de freinage : c’est réation+freinage+la différene entre les 2 soit à 50Km/h –> 15+25+10 = 50 m quand tout les voyants sont au vert !

(on ajoute 50% sur sol mouillé à la distance de freinage, ici 37,5m sera la nouvelle valeur, je vous laisse refaire les calculs hein).

Après la pause Jérôme interviendra pour le contrôle des équipements de sécurité, avec beaucoup de conseils pratiques.

Après un petit topo sur les meilleures méthodes de nettoyage (tu pouvais pas le dire avant le dernier REG?), on attaque les pneus.

Là Manuel a du taff : c’est lui qui connait la pression devant et derrière, la taille du pneu, durée de vie des pièces et périodes de remplacements, révisions, remplacement des filtres… Bref tout ça , c’est MANUEL !!! Il est vraiment trop fort. Merci Jérôme pour toutes ces vérif indispensables.

Je termine en remerciant tout le monde pour son implication, les questions posées, l’humour, on a été bien sages et attentifs (faut juste pas aborder le sujet du contrôle technique 😁). Le partage d’expérience des encadrants et participants est vraiment très précieux !

C’est tout pour aujourd’hui, je m’en vais m’occuper de la fluidité de ma soupe au potimarron y croutons, une tuerie !

A très bientôt et passez de bonnes fêtes !


Hahaha, ça fait plaisir d’en voir au moins un qui suit… Je ne dirais pas que je l’ai fait exprès pour vérifier, ce serait pure mauvaise foi 😉😇

Donc j’ai repris mes notes, parce qu’en effet c’est une mauvaise compréhension de ma part, alors merci Jérôme. Mais là je suis reposée.

Dans le tableau de Sylvain qui a été projeté, on a bien pour 50 Km/H :

  • distance de réaction (DR) ~1 seconde : 15m (5×3)
  • distance d’arrêt (DA) : 25m (5×5)
  • distance de freinage (DA-DR) : 10m

La distance d’arrêt est donc bien de 25m théorique à 50km/H, c’est-à-dire 15 m de réaction + 10m de freinage.

Ca va j’ai bon? J’avais 10 m de trop… ce qui est parfaitement logique, vu que lors de mes propres freinages d’urgence, la moto et moi avons la fâcheuse habitude de franchir allègrement la ligne d’arrivée… et de nous arrêter 10 mètres plus loin !

J’appelle ça : « le style de pilotage avec extension de piste intégrée. »

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