CR Week End C91 – 26/05/22 au 29/05/2022 (par Sabine)

Destination Saint-Victor-sur-Ouche, joli village de la Côte d’Or.

Le jour du départ est proche, encore quelques préparatifs, nous sommes à J-4. Zelda la guerrière compte sur moi pour finaliser sa plaque. Elle est sous la couette, le Covid a eu raison d’elle. Je m’applique en croisant les doigts. Va-t-elle le vaincre à temps ? Et non, sa participation sera pour une prochaine fois.

J’ai sorti mes crayons de couleur, mes feutres et une règle pour réaliser mon projet entièrement à la main. Il me reste à finaliser les accessoires pour ma moto, préparer les écussons de l’Essonne et celui de la Côte d’Or. Et pourquoi pas en faire deux portes clefs ? Mon mari, un as de la précision, me fait participer pour fabriquer un support pour adapter ma plaque. Il coupe, meule, arrondi les bords des pâtes de fixation. Il découpe une plaque pour y fixer mon dessin. Un travail de professionnel.

Il est temps de partir, nous sommes le 26 mai. J’arrive avant l’heure, je ne suis pas la première, encadrants et quelques Casimir(s) attendent 9 heures pour la constitution des groupes. Nous apprenons qu’Antoine ne sera pas des nôtres, il n’a eu que le temps de préparer le week-end et le rallye avec Guéna et Cédric. La veille du départ il est testé positif à la Covid.

Au moment du départ, un choix se pose à nous : 225 ou 275km ? Un groupe part sur le parcours le plus long pour emprunter les routes plus sinueuses avec plus de virolos. Je prends le départ pour les 225 km. Nous nous retrouvons tous aux pauses prévues, la pluie n’a pas été au rendez vous pour notre plus grande joie, certains ont souffert du froid et ont enfilés les gants d’hiver.

Enfin, nous voici arrivés au gîte où nous attendent Guéna et Cédric. La distribution des chambres se fait, on nous remet des draps et les goodies. Je vais partager ma chambre avec Martine. Quelle chance pour nous deux, nous ne sommes pas des ronflettes !

Le site est magnifique, nous avons une vue sur le village et le clocher de l’église. Le bâtiment est grandiose, les chambres pour la plupart ont une salle de bain et un WC.

A l’apéritif, on nous présente le déroulement des trois jours : vendredi journée libre avec la possibilité de rester sous la couette ou de visiter la région. On nous propose différents parcours sur toute la journée, le matin ou l’après midi. Samedi, jour du rallye. Il nous est annoncé que le rallye ferait 150 km et que nous retrouverons les organisateurs à différents endroits du parcours ! Et retour dimanche matin. On nous précise que tout le monde devra participer aux préparatifs des repas ainsi qu’à la vaisselle, etc. Ce n’est pas la colonie de vacances !

Vendredi après-midi, je pars avec trois autres Casimirs sur les routes de Bourgogne. Quelques cailloux sur la route, un virage en descente mal négocié et me voilà par terre pour la première fois avec ma petite Volty. Je ne roulais pas très vite, j’ai juste fait une petite glissade. Une seule casse : le clignotant avant droit. Par chance, j’ai ce qu’il faut sous ma selle pour le rafistoler. Les Casimirs ont entendu le bruit de ma chute, ils arrivent pour redresser ma moto et refixer le clignotant. Nous repartons. Je prends la décision de poursuivre et de ne pas nous priver de la fin du parcours tant les paysages sont magnifiques.

Samedi matin, les équipes se sont constituées. Pas plus de trois motos par groupe. Tout le monde se hâte pour coller sa plaque. Guéna va devoir les examiner et les noter pour les départager. Chaque monture reçoit une pochette avec les instructions, une carte sans tracé, des indices sur une autre feuille pour nous permettre de déchiffrer le parcours, des énigmes à résoudre et sur une autre 9 photos prises par les organisateurs : nous devons être super doués pour les localiser et indiquer le village où elles ont été faites.

Les départs se font environ toutes les 10mn. Guéna nous pose des questions pour nous mettre en appétit et relève le kilométrage de nos bolides. Sur la route, nous devons être vigilants. Deux types de feuilles sont accrochées sur le parcours :
• Certaines avec des flèches pour nous indiquer qu’il faudra nous arrêter dans moins de deux cents mètres pour retrouver les organisateurs qui nous ont concocté des jeux (tir au but avec un drôle de ballon ni rond ni ovale, viser des bouteilles avec une arbalète comme à la foire et des slaloms, sans oublier des énigmes (il y a un trou dans la poche de mon pantalon, qu’est-ce que je peux y trouver?)
• Au verso des autres feuilles des mini rébus seront dessinés (au total 4 feuilles à trouver et les rébus seront dans un désordre sans nom, de quoi nous embrouiller le cerveau.

Top départ pour notre équipage. Nous partons en 3ème position. Je n’oublierai pas une énigme : trouver la date ou pain d’épices gazeux est mort. Il va nous falloir réfléchir, trouver des indices. Nous nous sommes laissés distraire par une pancarte indiquant du pain d’épices dans une boulangerie, ce qui nous a permis d’acheter des gâteaux apéritifs fait avec les résidus de bretzels appelés Drechs. Nous avons lu et relu les noms inscrits sur le monument aux morts et avons Célestin âgé de 18 ans. Nous avons déduit qu’il était jeune pour manger du pain d’épices et Célestin gazeux. Nous n’avons pas vu Prosper Perrier !

Les gâteaux étaient pour l’objet insolite à trouver, un Casimir a rapporté une plaque d’immatriculation abandonnée, un trèfle à 3 feuilles etc. Un petit malin a vu sur un siège avant le départ une petite peluche de Casimir la mascotte orange, il s’est dit trop bien pour l’objet insolite. Quel drôle d’idée ! Ce qui a contrarié les organisateurs puisque cette mascotte était une énigme pour notre deuxième arrêt. Heureusement ils en avaient deux.

On a demandé à notre équipage de prendre du temps, une bonne heure pour manger, parce que l’on avait trop d’avance et qu’ils n’auraient pas le temps nécessaire pour préparer le prochain rendez-vous. Nous les avons pris au sérieux et après une bonne pause déjeuner, nous avons dégusté une pâtisserie d’un restaurant où l’on devait trouver «la barreuse de feu».

Le dernier rébus se trouvait à l’entrée de Saint Victor-Sur-Ouche, arrivée du rallye. Nous avons fait une dernière pause à l’abri des regards afin de déchiffrer le rébus.

Je pense que nous étions le deuxième équipage à franchir la ligne d’arrivée. Guéna a relevé les compteurs (la distance parcourue donnait des points. Il fallait se rapprocher de la distance effectuée par les organisateurs avec une marge qui devait être égal où légèrement supérieure).

Notre dernier repas nous a été livré par un traiteur nous n’avions qu’à distribuer les assiettes et nous mettre les pieds sous la table.

A la fin du repas Cédric a pris la parole pour nous donner le classement individuel des moniteurs et des Casimirs. Il a commencé par le 4ème des deux groupes puis est remonté par le dernier pour arriver au premier. Nous étions nombreux sur ce rallye, Cédric ne m’appelait toujours pas. Je suis allée questionner notre équipage, ils m’ont rassurée en me disant qu’il ne reste que nous. Notre équipage de trois motos a remporté le bronze pour Tanguy, l’argent pour moi et l’or pour Mike.

Un grand merci à tous les organisateurs pour leur efficacité et pour le non tracé de la carte ! Cédric m’a félicitée pour ma connaissance sur l’historique de la Casim, ainsi que pour mon kilométrage qui était le plus petit 107km pour 145km pour le parcours le plus long réalisé. Avant de nous remettre nos récompenses, il nous a prévenus que si on voulait les vendre on pourrait tout juste se payer un repas MacDo.

Je tiens à remercier tous les organisateurs ainsi que la présence des Casimirs sans oublier les deux petits Casimirs.

Merci à Sabine pour ce CR du premier Week End de la CASIM 91 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.